Pour Marie-France Astégiani-Merrain, l’engagement est une affaire de cœur. Mais c’est aussi une question d’histoire et de raison.
D’origine martiniquaise, Marie-France Astégiani raconte dans un article du quotidien l’Humanité qu’elle a été complexée par sa couleur de peau. « Longtemps je me suis interrogée sur mes racines. » Son engagement associatif l’a conduite
à changer totalement son point de vue : « aujourd’hui, je me sens bien dans ma peau de femme, d’Antillaise et de communiste. »
Le monde associatif, Marie-France Astégiani le connaît très bien. Elle a accompagné nombre d’organisations du Val de Marne qui cherchaient à développer leurs activités et à
recruter des bénévoles dans le cadre de son parcours professionnel.
Marie-France Astégiani a participé à la fondation de l'ADEN
(Association de descendants d’esclaves noirs et leurs amis), dont elle est vice-présidente et porte-parole. En novembre 2007,
elle organise et à Dakar et à Gorée (Sénégal), une rencontre scientifique pour croiser les regards entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique et prendre en compte tous les aspects
du trafic des esclaves africains.
Marie-France Astégiani est en quatrième position sur la liste Joinville en mouvement. Membre du parti communiste français, elle se présente également comme remplaçante d’Yves Tamet lors de l’élection cantonale qui aura lieu les mêmes jours que
le scrutin municipal.